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 Sonate n°50 en ré majeur (HobXVI.37), un opéra de poche

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Piero1809
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MessageSujet: Sonate n°50 en ré majeur (HobXVI.37), un opéra de poche   Sam 6 Sep - 22:33

La sonate n°50 en ré (HobXVI.37) fait partie d'un groupe de six publié en 1780 par Artaria. Dans ce groupe figurent quatre autres sonates qui forment avec la sonate en ré un sous groupe relativement homogène et une sonate appartenant à une période bien antérieure, la célèbre sonate en ut mineur n°33 HobXVI.20, datant de 1771. Cette dernière fut placée en sixième position dans le recueil publié par Artaria. Parmi les cinq premières sonates du recueil, seule la 52ème en sol majeur est datée avec certitude dans l'année 1780, les quatre autres dont la sonate n° 49 en ut dièze mineur HobXVI.36 que nous avons déja examinée dans cette rubrique, sont probablement antérieures à l'année 1780 (1).

Le premier mouvement Allegro conbrio nous rappelle qu'aux alentours de 1780, Haydn s'investissait intensément dans l'écriture d'opéras italiens. Le thème de cet allegro ne déparerait pas, à mon avis, une scène d'opéra bouffe. Quant au deuxième thème, il ressemble étonnemment à un passage de la sinfonia de l'opéra bouffe Le Serve rivali de Tommaso Traetta datant de 1767. Bien que ce dernier opéra, à ma connaissance, ne semble pas avoir fait partie du répertoire d'Eszterhazà, il est possible que Haydn qui monta et dirigea Ifigenia in Tauride de Traetta, ait connu Le Serve rivali.
Le développement, court mais intense, est entièrement basé sur le premier thème, il apporte la seule note inquiète dans ce mouvement dynamique et brillant.

Le Largo e sostenuto en ré mineur offre un saisissant contraste avec ce qui précède. C'est un prélude qui serait tout à fait à sa place dans une suite ou partita baroque. D'une grande concision (il comporte à peine dix huit mesures), ce prélude présente un caractère de grandeur tragique impressionnant et se rattache à certains mouvements analogues des sonates précédentes (sonates n° 39 en ré, 45 en la et 46 en mi majeurs).

Le Presto ma non troppo innocentemente final est enchainé directement au sévère prélude. Il débute par un refrain insouciant et moqueur tout à fait remarquable par son énergie latente. Il s'agit d'un rondo classique de structure ABACA', comportant deux couplets, le premier B en ré mineur énergique et passionné, le second C en sol majeur, doux et chantant, au rythme syncopé. Le morceau s'achève avec un retour varié du refrain brillamment accompagné par la main gauche du pianiste. Ce rondo très bref illustre bien la capacité de Haydn à dire un maximum de choses avec un minimum de notes.

(1) Marc Vignal, Joseph Haydn, Fayard, 1988.
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MessageSujet: Re: Sonate n°50 en ré majeur (HobXVI.37), un opéra de poche   Ven 17 Oct - 0:22

Il est possible de télécharger gratuitement la sonate (fichier MP 3) à l'adresse suivante:

http://pianosociety.com/cms/index.php?section=254

Le site « Piano Society » regorge d'enregistrements, disponibles en libre téléchargement. Tous ces fichiers sonores ne sont pas forcément excellents, mais pour une première approche, c'est toujours intéressant !
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JPS1827



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MessageSujet: Re: Sonate n°50 en ré majeur (HobXVI.37), un opéra de poche   Sam 18 Oct - 1:26

Excellente interprétation de Christine Schornsheim avec beaucoup de verve dans le premier mouvement, qui me semble regarder vers Domenico Scarlatti, un ton résolument baroquisant dans le Largo (à noter une réalisation remarquable du point d'orgue final, ménageant un enchaînement direct vers le finale) et un finale très humoristique. Je trouve que cette sonate (dont le finale est connu de tous les pianistes qui l'ont eu à jouer comme morceau imposé dans les conservatoires (!)) est une des plus immédiatement séduisantes de celles commentées par Giuseppe jusqu'ici.
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MessageSujet: Re: Sonate n°50 en ré majeur (HobXVI.37), un opéra de poche   Aujourd'hui à 3:08

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