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 Quatuors opus 54 et opus 55

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JPS1827



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MessageSujet: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 14 Juil - 17:51

Ce qui frappe d'emblée en entendant l'allegro du magnifique quatuor opus 54 n°1 en sol majeur, c'est le caractère symphonique de son thème principal. Exposé au premier violon, brillant, accompagné d'accords battus qui lui confèrent une certaine rudesse,

il ne tarde pas à emprunter des chemins chromatiques pour nous amener à l'affirmation de sol majeur aux mesures 12 à 17 sur un motif de conclusion au caractère tranchant, appelé à jouer un grand rôle dans la suite.

Un motif en noires et blanches surgit alors et module fugitivement avant de s'immobiliser sur un accord de ré majeur (dominante de sol). Le thème reprend alors en sol majeur pour moduler maintenant réellement vers ré majeur, marqué par l'apparition d'un second motif, rapide, traité en imitations, ponctué à la basse par les formules de conclusion du thème principal qui vont scander toute la fin de l'exposition. Le développement donne d'emblée un aspect tout nouveau au thème, plus bagarreur que jamais en sol mineur. Il module ensuite vers mi bémol majeur puis après un ingénieux passage cède à nouveau la place à la formule de conclusion du thème principal, qui se répète en s'exaspérant, de plus en plus définitive. A la fausse rentrée en do majeur, le thème est traité sous la forme d'un contrepoint de plus en plus serré, avant la vraie réexposition. Ce mouvement au thème symphonique et d'allure entreprenante dévoile peu à peu une sorte d'inquiétante exaspération.
Le sublime allegretto nous fait entendre une mélodie d'une grande simplicité qui semble monter à pas mesurés les marches de quelque mystérieuse demeure enchantée.

A la mesure 34 l'atmosphère se fait plus sombre et inquiétante, l'accompagnement en accords battus devient motif principal,

les parties intermédiaires étant traversées de chromatismes sournois avant l'émergence merveilleuse d'un lumineux accord de sol majeur dont la répétition envahit tout l'espace. Puis survient de nouveau un assombrissement qui va ramener le thème principal en quinze mesures. Comme dans le premier mouvement, Haydn explore ici les possibilités expressives d'une proposition thématique, et aussi de son accompagnement en croches régulières.
Le magnifique menuet expose un thème basé sur le rythme pointé d'une anacrouse dont toutes les facettes expressives (en montant en descendant, en majeur, en mineur) seront explorées, donnant un morceau d'une grande unité et d'une inépuisable richesse à la fois. Remarquable est la cadence rompue suivie d'un long silence qui arrive de façon si surprenante à la fin de la seconde section du menuet, mesure 34.

Le trio fait entendre une difficile ligne de violoncelle

qui évoque ici l'humour un peu désuet d'un basson.
Le finale d'une forme curieuse oscille entre le rondo et la variation, de type qu'on pourrait résumer en ABA'A"A, les parties A' et A" contenant d'importantes variantes du thème principal. Ce thème badin et dansant en deux sections répétées à un caractère inoubliable de ronde populaire. Une fois de plus Haydn va en extraire toutes les possibilités expressives, avec un couplet B en sol mineur, puis avec dans A' une seconde section en si mineur particulièrement expressive dans laquelle ce thème badin se pare tout à coup d'une sorte de jubilation endiablée.

A partir de là le thème principal sera sans cesse repris, mais avec des transitions interrogatives dans lesquelles les trois notes répétées initiales parcourent les registres en se raréfiant,

le thème principal reprenant à chaque fois de plus belle, procédé qui sera considéré comme caractéristique de la manière de Beethoven mais dont on trouve maints exemples chez Haydn. Lors de la dernière répétition du thème, les quatre instruments se déchaînent en doubles croches à l'unisson, affirmant le caractère exigeant et virtuose de ce quatuor, qui AMHA marque un pas supplémentaire dans la maîtrise de l'espace sonore par rapport aux quatuors de l'opus précédent.


Dernière édition par JPS1827 le Jeu 16 Juil - 1:08, édité 1 fois
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Piero1809
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mer 15 Juil - 10:09

Merci Jean Pierre pour cette nouvelle analyse de ce célèbre quatuor, un des plus souvent joués. Il faut dire qu'il est particulièrement spectaculaire.

J'apprécie beaucoup votre dernière phrase:"....un pas supplémentaire dans la maîtrise de l'espace sonore par rapport aux quatuors de l'opus précédent." Si le premier violon ne craint pas les do suraigus de l'allegretto (attention à la justesse!), le violoncelle me semble aussi plus hardi que dans les quatuors précédents (doubles cordes de l'allegretto par exemple).

Vous qualifiez de "sublime" l'allegretto et je suis tout à fait d'accord avec vous. Depuis que je connais ce quatuor, je me délecte du passage de la mesure 34 que vous avez cité. Je connais peu d'exemples dans la littérature musicale d'emploi aussi subtil et raffiné de la modulation à des fins expressives.

Quid de l'interprétation?
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JPS1827



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Jeu 16 Juil - 1:06

Merci de m'avoir fait remarquer mon erreur (adagio au lieu d'allegretto) que j'ai corrigée.
L'interprétation du Los Angeles Quartet est comme à l'accoutumée incisive, d'une grande justesse d'intonation, pleine de verve et de virtuosité maîtrisée dans les mouvements rapides, avec un premier violon plus qu'à la hauteur de la situation. L'allegretto souffre à mon avis d'une certaine froideur, fréquente avec cette formation dans les mouvements lents. Je n'ai pas pu entendre d'autre interprétation car les trois quatuors de cet opus manquent dans le coffret Brilliant (comme les trois derniers de l'opus 50 d'ailleurs, et quelques autres également) et seront dans le deuxième volume de l'intégrale.
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Haydn2009



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Jeu 16 Juil - 11:33

Il y a aussi les Amadeus, toujours très bons pour Haydn. Très classiques dans ces Opus, à égalité avec les Los Angeles.
Les Lindsays ont laissé une belle version, plus audacieuse et échevelée (54/1!), avec néanmoins les légères acidités de timbre qui les caractérisent. Meilleurs toutefois que les Buchberger.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Jeu 16 Juil - 18:56

Comme haydn2009, j'écoute une version microsillon du quatuor Amadeus datant de 1973 (est-ce la même version que la votre?).

J'aime tout particulièrement leur interprétation de l'allegretto: tempo mesuré, justesse de ton, intensité expressive et géniale interprétation du passage mystérieux que Jean Pierre a relevé à la mesure 34 et sequentes.
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Haydn2009



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 17 Juil - 10:16

C'est la même.
À signaler: DG vient de rééditer en un coffret tous les quatuors enregistrés par les Amadeus.
Ce n'est pas une intégrale, mais tous ceux de la maturité y sont (de 51 à 77) et l'interprétation est sans équivalente.
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Benoît



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 17 Juil - 15:28

L' opus 54 a été aussi enregistré par le (jeune) quatuor Ysaÿe(AEON) avec un élan et une verve irrésistibles,dans des tempi toujours justes (et conformes aux indications),se montrant toutefois parfois un peu démonstratifs ;cela change du "classicisme""confortable" des Amadeus.

Pour moi, la référence absolue pour l' opus 54/1 et 54/2 reste le quatuor Orlando :une merveille;leurs interprétations haydniennes sont à chérir +++;j' ai acquis (difficilement,aux Pays-Bas chez Philips),il y a longtemps, un coffret qui lui est consacré :un véritable joyau(Haydn,Mozart !!,Schubert,Mendelssohn,Dvorak,Ravel!!,Debussy!!)

Je ne connais pas les disques des Lindsays;j' ai entendu ce quatuor aux "Folles Journées" de Nantes ,consacrées il y a quelques années à Haydn justement (et Mozart) et j' avais DETESTE leur interprétation de quelques quatuors de Haydn,à la limite du j'm'en foutisme,avec un manque de mise en place éhonté,des sonorités ingrates et j' en passe...Du coup,échaudé,je n' ai jamais cherché à acquérir leurs disques même si j' ai conscience qu' ils ont été faits "à leur grande époque" et que je les ai entendus certainement trop tardivement dans leur carrière.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 28 Juil - 9:51

Merci Benoit pour ce commentaire.
C'est très intéressant pour moi d'avoir ainsi un avis tellement positif sur l'interprétation du quatuor Orlando de l'opus 54 et 55.
Il est vrai que l'allegretto de l'opus 54 n° 1 est une des plus belles choses jamais écrite pour quatre instruments à cordes. L'art de la modulation y atteint un niveau de subtilité extraordinaire dans l'expression d'une multitude de sensations.

Que signifient les deux points d'exclamation apposés aux quatuors de Mozart et de Debussy, traduisent-ils votre enthousiasme ou bien des réserves? Vos remarques sont d'autant plus significatives que le quatuor Orlando est l'interprête des quintettes pour deux altos KV 515, 516, 593 et 614 de Mozart dans l'intégrale éditée par Brilliant Classics.
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Benoît



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 28 Juil - 15:28

Enthousiasme, bien sûr !

Quel dommage que les disques de ce quatuor soient si peu disponibles car c'est sublime.

Interprétations dites "de référence" dans Debussy et Ravel: j' acquièce volontiers même si je connais mal d' autres interprétations de ces oeuvres.

Le quatuor avec hautbois de Mozart= un rêve.Avec l' immense Heinz Holliger ,ce n' est pas étonnant, n' est-ce-pas ?
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Piero1809
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mer 29 Juil - 11:35

Merci Benoît.

Je vais essayer de me procurer les quatuors de Mozart par le quatuor Orlando. Jusqu'à présent je me suis passionné pour l'interprétation des dix derniers quatuors (du KV 387 au KV 590) du quatuor de Budapest, la version microsillon Phillips de 1961, superbe dans les KV 387, 421, 428, 499 et 590, décevante pour le KV 464 et 465. Pour ce dernier je n'ai rien trouvé de mieux que le quatuor Loewenguth.

En ce qui concerne le couple Debussy Ravel, je suis très satisfait par le quatuor Julliard.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 31 Juil - 20:00

Le quatuor opus 54 n° 1 en sol majeur de Joseph Haydn peut être écouté in extenso dans le site:

http://www.fondationartemusica.ca/AM01siteHaydn/HaydnEng/Haydn2008.html

L'interprétation me plaît beaucoup mais je ne suis pas arrivé à trouver le nom du quatuor.

Heureux les habitants de Montreal qui ont pu écouter une intégrale des quatuors de Haydn à l'Université McGill, au Montreal Museum of Fine Arts, et au Pollack Hall, par d'excellents instrumentistes dont le quatuor Festetics.

Ce site est rempli d'informations passionnantes sur Haydn et ses quatuors.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Lun 21 Sep - 1:33

Moins joué que le précédent, le quatuor op. 54 n°2 en ut majeur est remarquable par l'irrégularité de sa structure.
Le vivace initial s'ouvre sur un thème décidé sur les notes de l'arpège d'ut majeur,

qui est repris sur les notes de l'accord de neuvième de dominante (présence du la bécarre) puis brutalement sur l'accord de la bémol majeur, exposant d'emblée un caractère particulièrement modulant, d'allure déjà beethovénienne (cf la fin du premier mouvement de la sonate op 2 n°3, où on retrouve la même modulation). Les formules arpégées du violon ramènent à ut majeur selon un schéma harmonique simple et vigoureux. Le thème est bientôt repris en la mineur, agrémenté cette fois de gruppettos beaucoup plus nombreux, ce qui en change complètement le caractère. Le premier violon nous entraîne alors dans un épisode en croches virtuose et très modulant, qui amène un véritable second thème en sol majeur, de caractère beaucoup plus guilleret, assez mozartien, évoquant une gaie promenade.

L'exposition se termine sur motif ascendant de deux notes, plusieurs fois répété, de caractère interrogatif,

qui trouve sa réponse dans la vigoureuse attaque du développement, sur l'accord de septième de dominante de fa majeur, modulant ensuite en ré mineur, puis à nouveau en fa majeur avant la réexposirion annoncée par le petit motif interrogatif. Le mouvement se termine par une inventive coda qui allonge franchement la réexposition.
Le splendide adagio commence dans les limbes par un choral recueilli ou le quatuor entier chante. Alors que ce magnifique choral continue, immuable, apparaît une merveilleuse déploration ornementée au premier violon, dont le caractère improvisé est le résultat d'une écriture rythmique en fait complexe et très élaborée.

Cette mélodie continue, durchkomponiert, plane jusqu'à la fin du mouvement, rêve indifférent aux duretés harmoniques résultant des rencontres avec les accords des trois autres instruments, une des plus belles inspirations des quatuors de cette époque.
Le menuet s'enchaîne directement à l'adagio. Il commence dan un ut majeur tout à fait neutre,

puis les accords de septième diminuée font peu à peu pressentir le sérieux du trio en ut mineur. Ce trio présente des motifs arpégés à l'unisson, d'aspect sévère,

auxquels répondent de véritables plaintes (il me semble que l'accord "si bécarre, mi bémol, la bémol" soit une dissonance assez rare en 1788).
Le finale est de façon très inhabituelle un mouvement lent : il commence par un long adagio (qui équilibre la brièveté relative du second mouvement). Il consiste en un motif répété, marqué par une quarte ascendante sur un rythme pointé obsédant, au dessus d'un accompagnement en accords battus,

d'abord en ut majeur, puis plus sombre en ut mineur, avant de s'immobiliser sur un accord de dominante ; alors commence un bref presto en croches conjointes, qui semble être une exaspération du motif interrogatif ascendant qui concluait l'exposition du premier mouvement, élément qui concourt à l'unité de l'ensemble

Puis le presto s'arrête brusquement et cède la place à l'adagio qui conclut le quatuor.

Marc Vignal pense que ce quatuor à la structure très inhabituelle eut fait couler beaucoup d'encre s'il avait été de Beethoven. Quoi qu'il en soit, les idées qu'il contient me paraissent représentatives du caractère protéiforme du génie de Haydn, et sont mises en valeur par une écriture parfaitement maîtrisée.
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Piero1809
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 22 Sep - 17:44

Merci beaucoup Jean Pierre pour ces commentaires très didactiques sur ce magnifique quatuor en ut majeur opus 54 n°2.

Les quatre mouvements me plaisent tout autant.

Le premier a beaucoup d'éclat. Dans la réexposition il y a un passage que je trouve particulièrement spectaculaire, mesure 193: le thème initial est attaqué fortissimo par l'alto et le violoncelle sous un ostinato des violons , puis le thème hérissé de gruppettos passe aux violons et à l'alto au dessus d'une pédale en octaves brisés à la basse. Quelle puissance sonore avec seize cordes seulement!

J'aime beaucoup le menuet et surtout son trio. A propos le fameux accord si becarre mi bémol la bémol ne devrait pas être dissonant car c'est un renversement de l'accord parfait de la bémol mineur (la bémol do bémol mi bémol) (1). Ce qui choque c'est peut-être que le la bémol vienne après un unisson de sol. Qu'en pensez-vous JPS?

Dans l'adagio final j'admire la partie de violoncelle: les arpèges montants sur l'accord parfait de do majeur semblent escalader un sommet (mesures 8 à 10). L'arpège de la mesure 10, écrit en clé de sol, devient alors la continuation de la phrase du violon. C'est magnifique.

(1) A condition de considérer que le si bécarre est identique au do bémol ce qui n'est pas tout à fait vrai.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 22 Sep - 18:54

Piero1809 a écrit:
… A propos le fameux accord si becarre mi bémol la bémol ne devrait pas être dissonant car c'est un renversement de l'accord parfait de la bémol mineur (la bémol do bémol mi bémol) (1). Ce qui choque c'est peut-être que le la bémol vienne après un unisson de sol. Qu'en pensez-vous JPS?

Vous avez parfaitement raison ! Mais vous allez rire, je l'ai entendu comme une dissonance avant de regarder la partition, et j'ai donc naturellement trouvé l'accord dissonant sans entendre ni lire que c'était une enharmonie de l'accord de la bémol mineur !… J'ai donc dit une sottise.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mer 30 Sep - 13:50

JPS1827 a écrit:

Vous avez parfaitement raison ! Mais vous allez rire, je l'ai entendu comme une dissonance avant de regarder la partition, et j'ai donc naturellement trouvé l'accord dissonant sans entendre ni lire que c'était une enharmonie de l'accord de la bémol mineur !… J'ai donc dit une sottise.
En fait moi aussi j'avais toujours considéré cet accord comme très dissonant. C'est parce que je m'intéresse aux modulations enharmoniques chez Mozart et Joseph Haydn que j'ai fait la constatation précédente. Je suis d'ailleurs tombé sur la publication très intéressante d'un musicologue américain qui traite de manière approfondie la question à l'aide de deux oeuvres en mi bémol majeur: le quatuor opus 71 n° 3 de Haydn et la symphonie n° 39 de Mozart.

Mark Anson-Cartwight, Chromatic Features of Ebemol-Major Works of the Classical Period, The Journal of the Society for Music Theory,22(2), 177-204, 2000.


Dernière édition par Piero1809 le Ven 2 Oct - 9:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 2 Oct - 0:56

C'est extrêmement intéressant. Comment avez-vous trouvé cet article ? Ca n'a pas l'air facile sur le net !
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 2 Oct - 9:34

C'est en feuilletant la liste des enseignants de la City University of New York que j'ai vu le nom de Mark Anson-Cartwight et sa liste de publications. Je lui ai demandé un tiré à part qu'il m'a envoyé.

Merci, JPS pour la question qui m'a permis de vérifier la référence (incomplète) et de la compléter.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Dim 7 Mar - 22:03

Je me rends bien compte que j'ai un peu abandonné le forum depuis six mois. J'espère que vous me pardonnerez, et je me suis remis à écouter du Haydn en reprenant ce quatuor opus 54 n°3, qui exerce d'ailleurs sur moi une étonnante attraction, car s'il est splendide, d'autres quatuors de la même période l'égalent à l'évidence.
L'Allegro du quatuor op. 54 n°3 en mi majeur commence par un thème de conception très particulière : avant l'entrée du premier violon qui expose un thème gracieux et sensible, arpège descendant d'un mi aigu à un mi grave en passant par les notes de l'accord de 7ème de dominante, le second violon et l'alto jouent quatre notes à l'unisson qui sont plus qu'un simple accompagnement.
Ces quatre notes agissent comme élément initiateur du thème et ont en elles-mêmes une valeur thématique dans la suite du mouvement. Nous sommes en présence d'un double thème (comme parfois plus tard chez Beethoven) dont la partie principale pour l'oreille, jouée par le 1er violon, est un splendide ornement contrapuntique de la cellule de base. A la 8ème mesure apparaît un mi grave au violoncelle, pédale de tonique qui sera tenu 8 mesures. L'épisode qui suit module normalement vers si majeur, abordé dès la mesure 22 et affirmé à la mesure 32. A la mesure 42 le motif à l'unisson du début réapparaît seul comme thème conclusif, charpentant solidement toute cette exposition, qui se termine enfin sur une phrase rappelant le motif arpégé initial du premier violon. Le développement commence par un rappel du thème, en sol majeur cette fois. Puis des modulations incessantes nous emmènent vers la majeur, si mineur, mi mineur, la majeur, rémajeur, ut dièse mineur avant la réexposition, se terminant sur une remarquable pédale de sol dièse, dominante de ut dièse mineur qui est le relatif mineur de mi majeur.
Mesure 106 le développement se conclut sur l'accord de sol dièse, puis survient directement la réexposition, la dominante d'ut dièse mineur devenant la médiante de mi majeur.
Le sublime et mystérieux largo en la majeur après une phrase ornementée noble et tranquille crée la surprise dans la 2ème phrase en modulant en la mineur. La phrase du premier violon s'arrête sur un sol et survient une autre surprise, le fa dièse de la mesure 16 qui ramène en mi majeur.
Puis survient un épisode médian en la mineur en valeurs de plus en plus brèves, de plus en plus lyrique, sur un ostinato des trois instruments accompagnants, avant la reprise de la première partie, légèrement variée. La forme générale est de type lied, en détail (ABA) C (A'B'A").
Le menuet expose un thème en rythme lombard (brève-longue) dont nous avons déjà vu maints exemples, dans le caractère rustique affirmé si fréquent dans les menuets de Haydn. L'unisson du début du trio lui donne un caractère plus sévère, et le rythme lombard en disparaît, mais il reste sans réelle opposition de caractère avec le menuet.
Dans le thème en apparence badin et dansant du finale j'entends une sorte de piétinement confiné sur place et un peu rageur qui ne peut prendre complètement son envol et ne me paraît pas exempt d'une certaine inquiétude, soulignée par l'austérité de l'accompagnement des quatre premières mesures.
Exposé au second violon le thème est bientôt environné de gammes descendantes au premier violon. Comme très souvent, il suit une forme sonate à un seul thème, la deuxième partie de l'exposition, en si majeur, donnant lieu à un commentaire virtuose du thème principal. On reste confondu par la richesse du développement, véritable feu d'artifice dans lequel Haydn va jouer avec toutes les formules accessoires qui accompagnaient le thème lors de l'exposition (gammes, chromatismes), ménageant des arrêts subits avant la réexposition et la coda, ce mouvement donnant une conclusion particulièrement virtuose à ce splendide quatuor.

N.B : j'ai un problème que j'espère résoudre bientôt pour visualiser les exemples musicaux.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mar 9 Mar - 11:05

Merci beaucoup Jean Pierre pour cette remarquable analyse de ce quatuor opus 54 n°3.

Je suis émerveillé par la variété de l'inspiration de Joseph Haydn.

Après un séjour dans un paysage ensoleillé (quatuor en sol majeur), puis fait d'ombres et de lumière (quatuor en ut majeur/mineur), on rentre à l'intérieur du château Eszterhazy (quatuor en mi majeur, tonalité la plus sensuelle de toutes).

La sonorité de ce quatuor est pleine et suave, avec ses oppositions dans le largo entre les violons à la tierce et l'alto plus le violoncelle.

Quelle difficulté pour le premier violon qui a un rôle capital: les quadruples croches ainsi que des acrobaties rythmiques (mesure 29) du Largo cantabile, le ré# suraigu! qu'il faut attaquer staccatto et ff dans le Presto final. Norbert Brainin (quatuor Amadeus) est parfaitement juste mais il me semble qu'il peine un peu dans les doubles croches répétées du finale.

Dans le trio du menuet Norbert Brainin joue un la dièze mesure 44 bien que sur ma partition Eulenburg c'est un la naturel qui est inscrit. Quid pour le Los Angeles quartet?
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Mer 17 Mar - 19:09

Ma partition (score édité par Dover) comporte aussi un la bécarre, et la partition pdf que j'ai récupérée sur imslp.org également. Les Los Angeles jouent bien un la bécarre. Il s'agit peut-être d'une négligence de lecture de Brainin (il y a un la dièse à la mesure suivante), ou alors d'une erreur sur une édition très ancienne (les éditions dont disposait le quatuor Amadeux n'étaient pas forcément identiques aux remarquables éditions critiques comparant les sources dont nous disposons aujourd'hui)
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mozartien haydnien



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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Ven 7 Mai - 12:04

La discographie du Quatuor Mosaïques est vraiment étrange. Pourquoi n'ont-ils pas enregistré les opus 54 et 55, ni l'opus 9 ?

Je trouve la version Tátrai un peu molle, et je viens de rayer un cd en le replaçant dans son boitier ! Quelle bonne version me conseillez-vous de me procurer ?
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Jeu 13 Mai - 2:14

J'écoute essentiellement la remarquable intégrale (Philips) du Los Angeles Quartet, qui est au sommet de son art dans les mouvements virtuoses, peut-être parfois un peu froid dans les mouvements lents. D'autres colistiers ont sûrement d'excellentes versions à recommander
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Piero1809
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Dim 16 Mai - 10:32

En ce qui me concerne je ne possède pour l'opus 54,55 que l'interprétation du quatuor Amadeus sur microsillon, version de 1973.

Il faut ici rappeler que l'opus 54 est absent de l'intégrale Brilliant Classic, lacune invraisemblable mais qui, à mon avis, vise à maintenir au second volume* de l'intégrale un peu d'attractivité.

Les Amadeus sont bons dans les mouvements lents. L'allegretto de l'opus 54 n° 1 sonne divinement sous leurs archets.

*Si ce second volume paraît un jour! Dans la négative, il conviendrait que Brilliant Classic publie un petit coffret complétant les lacunes du n° 1 c'est-à-dire au minimum les quatuors, les opéras et les oeuvres religieuses manquants.
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MessageSujet: Quatuor opus 55 n°1 en la majeur   Mer 14 Juil - 22:17

Les Trois quatuors de l'opus 55 me semblent marquer une étape supplémentaire dans le degré d'élaboration des thèmes et de leur mise en scène, ainsi que dans la plénitude sonore qu'il obtient grâce à une rédaction de plus en plus ingénieuse. Ces quatuors datent de 1788 comme ceux de l'opus 54, Haydn est en train de donner à la forme du quatuor une envergure comparable à celle de la symphonie.

Le premier mouvement du quatuor op 55 n°1 en la majeur, bien que fidèle à l'architecture à un seul thème principal, est d'une grande richesse par l'agencement des motifs secondaires. Il commence sur un motif de 4 mesures sur les notes de l'accord parfait de la majeur, décidé et rayonnant, terminé d'un triolet résolutif.
A ce motif répondent huit mesures dont le deuxième temps est accentué (syncopes), terminées d'abord par des croches, puis par des triolets conclusifs. Le violoncelle introduit un pont où les croches sont l'élément rythmique dominant, qui mène à la reprise du thème en mi majeur. De ce thème s'échappe un long passage en triolets joués par le 1er violon, virtuose et primesautier, affirmant mi majeur. Une nouvelle idée apparaît à la mesure 48,
servant de thème de conclusion à l'exposition dans laquelle Haydn exploite à nouveau la dualité rythmique croches et triolets. L'exposition se termine par une petite formule rythmique pointée qui transforme l'accord de quinte de mi majeur en accord de septième suspensif, prélude à un passage modulant qui mène cette formule jusqu'à l'exaspération dans le début du développement. Puis survient le coup de théâtre de la mesure 77 : l'accord de dominante de mi glisse vers la septième de dominante de do majeur, le si, d'abord dominante de mi, devenant la sensible de do, et ouvrant une nouvelle entrée du thème dans cette tonalité.
Ce rappel se termine sur un nouveau démarrage d'un énergique motif en triolets au violoncelle,
repris en imitation par les autres instruments sauf l'alto, en un dialogue modulant de façon chromatique vers la majeur pour la réexposition. A partir d'un thème simple et carré, l'écriture s'est faite extrêmement riche, Haydn ménageant plusieurs surprises harmoniques au fil du mouvement.

L'adagio cantabile en ré majeur (sous dominante de la majeur) de forme sonate sans développement, expose un thème contemplatif et bucolique.
Ce thème n'est pas parmi les plus remarquables de Haydn, mais va bénéficier de nombreuses métamorphoses et d' éclairages successifs divers qui rendent ce mouvement très captivant. Le thème est d'abord exposé deux fois en deux fois huit mesures. Dès la seizième mesure, des éléments du thèmes se mettent à voyager vers un couplet en mi majeur, qui reprend en fait le thème principal, accompagné de spirituels arpèges ascendants du violoncelle ; puis un étonnant passage en triples croches à l'unisson ramène le thème initial en la majeur à la mesure 36 avec un accompagnement plus actif, en doubles croches cette fois. Le climat s'assombrit brutalement à la mesure 43 avec une abrupte modulation vers ré mineur,
puis vers fa majeur. Le thème réapparaît à nouveau mesure 54 pour se diriger vers une fin méditative.


Le menuet comme souvent à la fois un peu rustique et raffiné, évoque une société un peu collet monté s'amusant à une fête villageoise. Le trio ne s'oppose que par l'écriture : le thème très simple sur les notes de l'arpège de la majeur exposé au second violon, s'efface derrière l'ornement en croches que lui fait le premier violon dans le registre aigu.

Le finale commence comme un rondo endiablé avec un thème en deux sections simplement exposé,
avec un remarquable silence suspensif à la mesure 21. Après la barre de reprise, Haydn s'amuse pour un premier couplet avec des gammes en mouvements contraires, dans un jeu de plus en plus resserré , puis reprend son thème initial à la mesure 60. Surprise, le motif initial devient le contre-sujet d'un thème de fugato en valeurs longues pas très éloigné du thème principal du premier mouvement, et qui constitue un second couplet.
Ce passage donne à ce finale une grandeur inattendue, en s'enrichissant peu à peu de motifs intermédiaires. Le paroxysme est atteint vers la mesure 90, puis l'ensemble s'éloigne. Le thème réapparaît dans sa formulation initiale à la mesure 107 pour se diriger vers une coda brillante marquée par de géniales plaisanteries harmoniques aux mesures 130 et 134.
A mon avis, on trouve dans ce quatuor une plénitude sonore et une densité d'écriture inconnues jusqu'ici dans les quatuors de Haydn. Bien que cette œuvre navigue dans un contexte expressif qui reste marqué par une certaine bonne humeur, on commence à sentir les possibilités dramatiques du genre, qui seront désormais exploitées par Haydn et par ses successeurs.
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Jeu 15 Juil - 16:24

Merci JPS pour cette analyse de ce remarquable quatuor opus 55 n°1 de Joseph Haydn. C'est très clair et les exemples musicaux particulièrement informatifs.

J'aime tout particulièrement l'adagio cantabile qui mérite pleinement son intitulé de tempo. Dans sa partition, Haydn multiplie les indications dolce ce qui indique qu'il faut adopter un niveau sonore faible et un coup d'archet léger. Le quatuor Buchberger que j'ai entendu après les Amadeus fait un vrai contresens du fait de sa lourdeur. Mesures 69 et 71, dans la poétique coda, il y a un dessin du violoncelle dans l'extrême grave pour lequel Haydn prend la peine d'indiquer dolce. Le violoncelliste du quatuor Buchberger fait entendre une sorte de grondement inarticulé tout à fait incongru!

Le trio du menuetto est aussi très séduisant avec cet accompagnement du premier violon dans de célestes hauteurs. Un spiccato d'une grande légèreté est indispensable. Une fois de plus le violoniste du quatuor Buchberger fait preuve d'une étonnante lourdeur! A la fin du trio le violoniste doit monter en 7ème position sur la corde sol! Attention à la justesse!

A cette époque de la vie de Haydn, les finales égalent en dimensions et même signification musicale les premiers mouvements. C'est bien le cas ici. La structure du rondo sonate me semble convenir particulièrement au génie de Haydn. Le couplet central ou développement est splendide et illumine tout le quatuor. Les Buchberger m'ont semblé beaucoup plus à l'aise dans ce mouvement et en font une très bonne lecture.

Quid du LA quartett?
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MessageSujet: Re: Quatuors opus 54 et opus 55   Aujourd'hui à 17:16

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