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 Symphonie n° 89 en fa majeur

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Piero1809
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MessageSujet: Symphonie n° 89 en fa majeur   Jeu 13 Mai - 22:05

La symphonie n° 89 en fa majeur a été composée comme la n° 88 en sol majeur en 1787 pour le violoniste Johann Tost. L'écoute successive des deux symphonies montre de façon éclatante la variété des talents de Joseph Haydn. Si l'inspiration de la symphonie n° 88 plane dans les hauteurs les plus sublimes, c'est une pensée musicale bien plus joviale et populaire que nous trouvons dans la symphonie n° 89. Haydn a voulu ainsi montrer deux facettes de son génie. Deux mouvements de la symphonie n° 89, le second et le quatrième, sont tirés du concerto pour deux lyres HobVIIh.5. L'instrumentation de la symphonie comporte une flûte, deux hautbois, deux bassons , deux cors et le quintette à cordes.

Le premier mouvement Vivace 4/4 s'ouvre avec cinq accords joués forte par l'orchestre au complet et le thème principal très chantant est joué piano par les violons. Ce passage est répété et est enchainé à un pont très brillant où les violons jouent en imitations une sorte de ritournelle aboutissant à un motif, trois croches et une blanche, faisant l'objet d'échos entre violons et altos d'une part et les basses plus les vents d'autre part. Le second thème en ut majeur très détendu est d'abord joué par le violon piano puis repris par le hautbois solo avec un spirituel contrechant de la flûte. Lors du développement le premier thème est repris tel quel en mi bémol majeur par les cordes puis en imitations par les bois. C'est ensuite la ritournelle orchestrale servant de pont entre les deux idées principales du mouvement qui, énoncée d'abord en fa mineur, fait l'objet d'imitations assorties de modulations très expressives qui aboutissent au motif de trois croches et une blanche et enfin au second thème. En fait ce développement reproduit en quelque sorte le plan de l'exposition. La réexposition est très modifiée, le thème principal réduit à ses deux premières mesures donne lieu à des imitations entre la flûte et le basson, la ritournelle orchestrale éclate brusquement en ré bémol majeur et conduit au second thème. Le premier thème joué par les altos doublés par un basson solo fait une dernière apparition avant une conclusion vigoureuse de l'orchestre au complet.
Au caractère ascétique du premier mouvement de la symphonie n° 88 génialement construit sur une seule cellule rythmique, succède donc la prodigalité du mouvement correspondant de la symphonie n° 89 qui utilise plusieurs thèmes très mélodiques.

Le second mouvement, andante con moto, 6/8 en ut majeur débute avec un thème très gracieux au rythme de sicilienne joué par les violons doublés par la flûte, puis répété par les bois et les cors au dessus d'un accompagnement en pizzicatos des cordes. Toute cette première partie a une sonorité très harmonieuse. Le minore éclate violemment fortissimo aux basses tandis que les violons arrachent en triples cordes des accords. Ce passage très dramatique ne dure pas et la suite avec ses imitations entre les deux hautbois accompagnes par un basson et un violoncelle solo est plein de délicatesse. La troisième partie reproduit le début du mouvement mais avec une orchestration encore plus fouillée notamment un accompagnement du thème principal joué par les vents et les cors par des doubles croches en pizzicato des violons. Conclusion très poétique pianissimo.

Le Menuet Allegretto très original donne la part belle aux bois et aux cors. L'orchestration est élaborée (les violoncelles sont distincts des contrebasses). Le trio est un laendler très dansant.

Le finale Vivace assai 2/4 est un rondo. Le refrain a un caractère populaire marqué. Dans la deuxième partie du refrain et après une longue tenue d'un do aigu aux violons, l'indication strascinando signifie qu'il faut trainer. Certains chefs n'hésitent pas à effectuer un glissando (à la Gustave Mahler) entre le do aigu et le fa par qui redémarre le refrain. Le premier couplet en si bémol majeur est issu du thème du refrain. Le magnifique second couplet en fa mineur très syncopé a une couleur folklorique d'Europe Centrale marquée et est remarquable par son énergie passionnée. Après un retour du refrain, une longue coda donne une grande importance aux trois premières notes du refrain qui font l'objet de spirituels échos entre vents et cordes. Puis tout se termine par un tutti orchestral rappellant très fortement la fin de l'ensemble introductif de La Vera Costanza, opéra de Joseph Haydn représenté en 1785.
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Piero1809
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MessageSujet: Re: Symphonie n° 89 en fa majeur   Jeu 13 Mai - 22:29

Il est possible d'écouter la symphonie n° 89 interprétée par Sir Simon Rattle à la tête du Berliner Philarmoniker.

http://www.musicme.com/

On notera le splendide glissando dans le refrain du rondo final!
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Symphonie n° 89 en fa majeur
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