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 Francis POULENC (1899-1963)

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Piero1809
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MessageSujet: Francis POULENC (1899-1963)   Mer 22 Jan - 22:50

Une monographie détaillée sur Francis Poulenc est disponible sur Wikipedia (1). Né à Paris, Francis Poulenc fonda, en 1920, le groupe des six, comportant, en plus que lui-même, Georges Auric, Germaine Tailleferre, Louis Durey, Darius Milhaud, et Arthur Honegger. Ce groupe vit le jour en réaction contre le post-romantisme mais aussi l'impressionnisme, il se voulait résolument d'avant-garde et visait à bousculer les vieilles badernes de la musique. En fait le groupe des six s'avéra très sage; si Milhaud, instigateur de la polytonalité et Honegger utilisent un langage musical audacieux, les quatre autres pratiquèrent un art aimable donnant une grande place à la mélodie, en particulier Georges Auric qui créa d'agréables musiques de film (Moulin Rouge et La Belle et la Bête, en particulier).
Poulenc fut un musicien en perpétuelle évolution, d'abord il vise à plaire et son ballet Les Biches (1923) est un chef-d'oeuvre d'humour. Suite à des drames personnels, il est sujet à une crise mystique qui l'amène à composer de la musique religieuse de qualité: Litanies pour la Vierge Noire de Rocamadour (1936). Le Dialogue des Carmélites (1954), un opéra d'après un texte de Bernanos, est son oeuvre la plus ambitieuse et peut-être la plus réussie.
Sa dernière oeuvre, une sonate pour piano et hautbois (1963), est particulièrement émouvante.
Dans une oeuvre où la mélodie est reine, l'humour est également souvent présent et ce trait, ainsi que son utilisation des formes classiques, rapproche Francis Poulenc de Joseph Haydn.
Un critique musical pour résumer ce mélange d'insouciance, de désinvolture et de gravité qui selon lui caractérise Francis Poulenc, l'a défini d'une formule lapidaire: à la fois moine et voyou!

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc


Dernière édition par Piero1809 le Ven 24 Jan - 10:15, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Francis POULENC (1899-1963)   Mer 22 Jan - 23:11

Les Litanies de la Vierge Noire de Rocamadour de Francis Poulenc peuvent être écoutées grâce au lien:
http://www.youtube.com/watch?v=4Xu6PuqUJfw

et téléchargées pour 1,94€:
http://www.qobuz.com/album/various-artists-50-plus-grands-succes-grands-choeurs/0002894429907

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Piero1809
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MessageSujet: Re: Francis POULENC (1899-1963)   Jeu 23 Jan - 23:46

Dialogues des Carmélites
Francis Poulenc Musique et livret d'après un texte de Bernanos
Olivier Py Mise en scène
Jérémie Rohrer Direction Musicale
Théâtre des Champs Elysées, le 17 décembre 2013.

Synopsis. Le livret décrit, à travers l'histoire personnelle de Soeur Blanche de la Force, le martyre de carmélites pendant la Terreur. Ces religieuses, refusant de se plier aux injonctions des révolutionnaires, vont en effet mourir sur l'échafaud.

Mise en scène. Passionnante de bout en bout, elle s'éloigne toutefois peu du livret et ménage des temps forts alternant avec des passages plus détendus. Un climax est atteint dans le dernier tableau de l'acte I, scène d'une violence parfois insoutenable. Py fait mourir la mère supérieure au cours d'un tableau que l'on peut voir de deux manières :
-dressée sur une chaire à prêcher, avec l'autorité que lui confère sa charge, madame de Croissy s'adresse aux religieuses;
-couchée dans un plan perpendiculaire à celui de la scène, celui de la croix sur laquelle elle étend ses bras au moment de mourir, elle reproduit le signe du sacrifice ultime. Selon Bernanos (et peut-être Poulenc) l'on ne meurt pas pour soi mais pour les autres. La mort affreuse de la mère supérieure signifierait qu'une mort « douce » pourrait être donnée à une autre personne.
L'exécution des religieuses est traitée de façon décalée. La didascalie indique qu'elles montent sur l'échafaud en chantant le Salve Regina. Olivier Py les a groupées toutes face au public et quand le couperet tombe, indiqué par un coup metallique des percussions, chaque suppliciée tourne le dos à ses compagnes et s'anéantit dans un ciel étoilé. Le choeur d'abord très fourni et puissant s'étiole peu à peu. A la fin il ne reste plus que Blanche de la Force, sœur de l'Agonie du Christ, qui disparaît à son tour. Cette symphonie des Adieux est émouvante et belle.
Autres temps forts les quatre pantomimes, véritables tableaux vivants, représentant successivement l'Annonciation, la Nativité, la Cène et la Crucifixion, images d'une harmonie admirable assemblées à partir d'attributs ou de figures symboliques en bois découpé : la Colombe, l'Agneau Pascal, la Croix...

Direction musicale. L'orchestre étonnament discret ne couvre jamais la voix des personnages, il joue piano, voire mezzo forte presque tout le temps sauf dans les interludes. Cette austérité, cette retenue m'ont impressionné surtout si on la compare avec la véhémence d'autres versions (Ricardo Muti par exemple) beaucoup plus extraverties. Cette attitude n'aurait pas déplu à Poulenc qui manifeste dans cette partition un parti-pris de sobriété comme le montre l'accompagnement orchestral des trois sublimes prières chorales Ave Maria, Ave Verum Corpus et Salve Regina. La sonorité du Philarmonia Orchestra est magnifique (clarinettes remarquables).

Interprétation. Rosalind Plowright est une madame de Croissy exceptionnelle. Anne Catherine Gillet colle idéalement avec le personnage de Soeur Constance dont elle traduit parfaitement l'enthousiasme juvénile d'une voix claire et pure. Patricia Petitbon est une Blanche idéale, Véronique Gens (Madame Lidoine) incarne parfaitement une Mère supérieure d'une grande humanité, presque maternelle. Sophie Koch (Mère Marie de l'Incarnation) campe avec autorité un rôle complexe car celle qui fait voter à l'unanimité le sacrifice est la seule à s'y dérober. Du côté des hommes, j'ai bien aimé Topi Lehtipuu, le Chevalier de la Force, dont j'ai trouvé l'interprétation excellente et en plein accord avec ce personnage. François Piolino (le Père confesseur du couvent) a une belle voix bien projetée.

Ce texte est une version allongée d'un bref compte rendu publié dans Odb-opéra et dans Ron3.
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