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 Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)

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Euclide-Orphée

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MessageSujet: Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)   Sam 2 Sep - 23:33

Parler de Boccherini m'a donné l'envie soudaine de mettre un peu en avant le patrimoine Espagnol (et Portugais en temps venu).
D'Arriaga apparaît comme le choix le plus évident pour commencer, d'autant qu'il est probablement le plus connu après De Falla même si tout reste à faire.


Biographie tirée de Wikipédia :

Juan Crisóstomo Jacobo Antonio de Arriaga y Balzola ( Laughing ) est un violoniste et compositeur espagnol, il est né le 27 janvier 1806 au 51 (actuellement 14) calle Somera à Bilbao en terre basque et mort de la tuberculose le 17 janvier 1826 à Paris (10 jours avant son vingtième anniversaire).

Cinquante ans jour pour jour après la naissance de Johannes Chrysostomes Wolfgangus Theophilus Mozart — aussi appelé Wolfgang Amadeus Mozart — (27 janvier 1756 à 20 heures à Salzbourg), Juan Simón de Arriaga, organiste de renom, souhaite donner à son fils l'équivalent espagnol des deux premiers prénoms de Mozart, ce qui le fera appeler le Mozart espagnol. Jeune garçon, Juan Crisóstomo participe aux activités de l'Académia Filarmónica de Bilbao. À neuf ans, il compose un quatuor à cordes dont il tient le second violon.

À 11 ans, il écrit une partition et un mouvement – Ensayo de Octet – essai d'octuor sous-titre Nada y mucho pour l'effectif extraordinaire et probablement unique de quatuors à cordes, contrebasse, guitare, trompette et piano. Il dédie cette œuvre à son conseiller, José Luis de Torres et à sa fille Luisa.

En 1818, il écrit une ouverture pour deux violons, alto, contrebasse, flûte, deux clarinettes et deux trompettes et dédie son premier numéro d'opus à l'Académia. Les trois années suivantes, il compose un opéra Los esclavos felices (Les esclaves heureux) et deux recueils de variations pour quatuors à cordes, le second (opus 22) sur un thème tzigane hongrois.

Son père décide d'envoyer son fils au Conservatoire de Paris. Il y reçoit l'enseignement de Pierre Baillot pour le violon et de François-Joseph Fétis pour l'harmonie et le contrepoint. En 1823, il est nommé assistant de Fétis dans les classes d'harmonie et de composition. C'est ce même Fétis, célèbre académicien et compositeur belge qui nota le peu que l'on sait du séjour du jeune compositeur à Paris sinon qu'il est brillant dans toutes ses études et activités musicales et qu'il est possédé par un désir effréné de composer. Durant son séjour à Paris, il compose des œuvres dramatiques, quelques pièces liturgiques dont une fugue à huit voix sur Et vitam venturi dont la partition est perdue et que Luigi Cherubini, directeur du Conservatoire, considère en 1822 comme un chef-d'œuvre. Il écrit également une étonnante symphonie en ré mineur dont l'argument principal est la tonique mineure et trois quatuors à cordes qui font preuve d'une influence schubertienne (ré mineur – la majeur – mi bémol majeur) et publiés à Paris en 1824 et porteurs d'une dédicace au père du compositeur ainsi qu'une scène biblique, Agar.


--------------


À quel point un compositeur mort à 19 ans peut-il être mature et profond musicalement ?
Le meilleur moyen de répondre est encore d'écouter : bouleversant.
Il n'était de toute façon pas donné à n'importe qui d'avoir l'admiration de Chérubini.

Symphonie en ré majeur (1824)
Quatuor N°1 en ré mineur (les 3 datent de 1823 / 17 ans)
Quatuor N°2 en la majeur
Quatuor  N°3 en mi bémol majeur
Stabat Mater (avant 1821, donc a priori avant ses 15 ans)
Ouverture de Los escalvos felices (1819 / 13 ans)
Agar dans le désert (1825)
Hermine (1825)

Qu'un compositeur aussi brillant et précoce, au destin si tragique puisse passer à ce point inaperçu aujourd'hui est vraiment une bizarrerie ... D'Arriaga est certainement le petit trésor de l'Espagne, un compositeur qu'on peut assez aisément rapprocher de Mendelssohn par ailleurs et dont la musique pourrait facilement être appréciée à grande échelle.
Après naturellement avec une mort aussi précoce on a vite fait le tour du répertoire malheureusement.
Sa mort fut vraiment une tragédie pour l'histoire de la musique.
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Joachim

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MessageSujet: Re: Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)   Dim 3 Sep - 8:07

Son voyage à Paris, où il a composé ses oeuvres majeures (symphonie et quatuors à cordes) ne lui a pas porté chance puisqu'il y est mort (de tuberculose semble-t-il) alors qu'il n'avait pas vingt ans.
Sa mort prématurée a privé l'Espagne de celui qui serait sûrement devenu son plus grand compositeur. Le terme de Mozart est sans doute exagéré, car son style s'apparente plutôt au préromantisme, et nul doute que s'il avait vécu il serait devenu un romantique tout court.
On ne peut que spéculer sur ce que ce génie aurait pu composer s'il avait vécu ne serait-ce que 35 ans comme Mozart.

J'ai en CD la presque totalité de ses oeuvres enregistrées (une vingtaine sur vingt cinq) comme quoi il n'est pas aussi inconnu que ça. On dit que son opéra Los Esclavos felices est perdu, hormis sa superbe ouverture pastorale, mais je me demande s'il a été vraiment été composé en entier car je n'ai pas lu de témoignage sur son éventuelle création.

Dans Wikipedia espagnol on lit :

Los Esclavos Felices; una ópera semi-seria en dos actos y cinco cuadros, de la cual sólo nos han llegado, de los más de treinta números del libreto, la Obertura, la Marcha Mora, la Cavatina de Elvira y el Dúo de Alfonso y Elvira.
(un opéra semi-sérieux en deux actes et cinq scènes, dans lequel, sur les trente numéros du livret, sont sauvegardés l'ouverture, la marche maure, la cavatine d'Elvire et le duo d'Alfonso et Elvire)


Dernière édition par Joachim le Dim 3 Sep - 8:51, édité 1 fois
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jdperdrix

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MessageSujet: Re: Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)   Dim 3 Sep - 8:42

J'ai également sa quasi-intégrale. J'ai un faible pour sa symphonie et ses quatuors.
Au 310-316, rue Saint-Honoré à Paris, on peut voir une plaque sur la maison où il est mort en 1826. Il a été enterré dans la fosse commune du cimetière de Montmartre...
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Euclide-Orphée

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MessageSujet: Re: Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)   Dim 3 Sep - 9:24

Arriaga a tout de même une notoriété relative dans le sens où sa jeunesse fascine (il reste bien plus connu que de Nebras ou de Literes j'imagine).
Son catalogue est très limité vu l'âge de sa mort, et cela aide à créer des intégrales, encore qu'un certain nombre d'oeuvres semblent avoir été "perdues", et à titre personnel je me demande si elles le sont vraiment ou si elles trainent quelque part dans certains archives.
Demeure qu'il est très peu présent, voire totalement absent, des salles de concert (sauf sans doute un peu en Espagne et en particulier à Bilbao qui lui rend désormais hommage), et ne parlons même pas de la connaissance du grand public. Certains compositeurs sont au moins connus de nom, même si beaucoup de gens ne sauraient pas citer une oeuvre, on ne peut pas dire que ce soit son cas alors qu'il a le profil d'une figure qui fascine (il ne faut pas se fourvoyer : le destin tragique de Mozart a largement participé à sa notoriété aujourd'hui, les gens sont friands de personnages "extraordinaires", avoir une vie longue et pépère comme Haydn c'est presque un désavantage).

Le terme de Mozart est utilisé pour caractériser sa précocité plus que son style.
Stylistiquement c'est un Mendelssohn en puissance, bien qu'il soit difficile de prédire comment il aurait tourné (il faut voir qu'il est mort avant Beethoven let Schubert e bougre).
Il n'est pas particulièrement rare d'utiliser le terme de "Mozart" pour parler d'un compositeur talentueux et précoce, Krauss aussi a été dénommé de la sorte (bien que lui soit presque un exact contemporain).
Parfois on parle du chevalier de St Georges comme du "Mozart noir", de Devienne comme du "Mozart français".
Je suis presque sûr d'avoir déjà lu quelque chose sur un compositeur qui était au moins dans un cas ponctuel (article ou je ne sais plus) qualifié de Mozart italien mais je n'arrive pas à me souvenir.
J'imagine que parfois ces surnoms un brin ridicules servent à diffuser la notoriété d'un compositeur, Mozart ça parle à tout le monde, et de nos jours c'est véritablement devenu un qualificatif (ce qui en dit long sur la construction du personnage dans l'idéal populaire, l'image que les gens ont de lui est totalement mystifiée).
Derrière le qualificatif de "Mozart Espagnol" il y a aussi l'idée de repère historique, d'institution. Mozart en Autriche est à tous les coins de rue, c'est un artiste qui incarne le patrimoine et le génie musical du pays (même si l'Autriche c'est bien plus que ça). Peut-être a-t-on voulu que Arriaga joue un rôle similaire et incarne le génie espagnol, le problème c'est que son catalogue est bien trop petit pour que ce soit faisable indépendamment du fait qu'il ait laissé derrière lui de véritables chef-d'oeuvres (les 3 quatuors et la symphonie).
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MessageSujet: Re: Juan Crisóstomo de Arriaga (1806 - 1826)   

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