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 Jean-Marie Leclair (1697 - 1764)

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Euclide-Orphée

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MessageSujet: Jean-Marie Leclair (1697 - 1764)   Ven 9 Fév - 0:24

Wikipédia :

Jean-Marie Leclair, né le 10 mai 1697 à Lyon, paroisse Saint-Nizier, et mort assassiné le 22 octobre 1764 à Paris, est un violoniste et compositeur français de la période baroque.

Il naît dans le quartier Saint-Bonaventure à Lyon. Son père Antoine est un passementier et un musicien : il joue au Concert de l’Académie des Beaux-Arts. Le jeune Jean-Marie a très tôt ses entrées à l’opéra. Dès son adolescence, il acquiert déjà une réputation de violoniste excellent. C'est toutefois comme danseur qu'il commence sa carrière, d'abord dans la troupe de l'opéra de Lyon, puis à Rouen et à Turin. Il perfectionne d'ailleurs son art de la danse et du violon à Turin.

En 1716, à l'âge de 18 ans, il épouse Marie-Rose Casthanie, une danseuse de la troupe de Lyon.

À Paris, en 1723, il fait paraître ses premières œuvres (Sonates pour violon) et se fait connaître comme violoniste virtuose en jouant au Concert spirituel. Son épouse meurt en 1728. Il se remarie dès 1730 avec Louise Roussel qui lui était venue en aide pour préparer l'impression de son Opus 2 au moment de la mort de sa première femme.

Après s’être mis au service du Roi comme ordinaire de la musique de Louis XV en 1733, il démissionne quatre ans plus tard après un différend et afin de se produire en tournée. Il joue bientôt à la cour d’Anne d’Orange – elle-même fine musicienne et ancienne élève de Haendel –, à La Haye et ses services sont retenus plusieurs mois par année par la cour entre 1738 et 1743.

Ayant accumulé des gains importants en donnant des cours privés à La Haye, il rentre à Paris en 1743. Trois ans plus tard, il se lance dans la composition de son unique opéra, Scylla et Glaucus, dont la première représentation a lieu le 4 octobre 1746 à à l'Académie royale de musique.

À partir de 1740, il est au service du duc de Grammont et s'occupe des divertissements donnés au théâtre privé de Puteaux et compose de la musique de scène.

Bien qu’il ait également écrit pour le théâtre, le plus éminent violoniste français de son temps reste surtout connu pour ses sonates et concertos pour violon (Élisabeth de Haulteterre a joué ses sonates au Concert Spirituel en 1737). Ainsi, le Mercure de France de mars 1753 (p. 214) se fait-il l'écho d'une de ses publications : « M. Leclerc l'aîné vient de donner un Recueil d'Ouvertures & de Sonates en trio. Si notre suffrage particulier pouvoit ajouter quelque chose à l'idée qu'a l'Europe entière de cet Artiste, le plus célèbre qu'ait eu la France pour la Musique purement instrumentale, nous dirions que les nouveaux ouvrages de ce Musicien sont égaux, supérieurs même, à tout ce qu'il a fait de plus estimé. Nous en jugeons ainsi d'après les impressions vives & fortes qu'a fait sur nous l'exécution de plusieurs morceaux du Recueil que nous annonçons. On trouve ce Recueil chez l'Auteur, rue Taranne, & aux adresses ordinaires ».

Il a également écrit pour d'autres instruments que le violon, entre autres un concerto en ut majeur, pour instrument à vent (flûte allemande i.e. traversière ou hautbois). La partition est enregistrée en 33T par la Guilde du disque dans les années 1960. Selon l'annotation au dos de la pochette : « L'œuvre est d'une sûreté de style étonnante ; la hardiesse des harmonies, la richesse d'invention situent ce concerto bien au delà de la plupart des œuvres similaires du xviiie siècle ».

En 1758, après une séparation abrupte avec sa seconde femme, Jean-Marie Leclair achète une petite résidence dans le quartier mal famé du Temple. Il est tué, dans des circonstances non expliquées, dans la nuit du 22 au 23 octobre 1764. Ce crime ne fut jamais élucidé. Un roman de Gérard Géfen, intitulé L’Assassinat de Jean-Marie Leclair (Belfond, 1990), tente de donner une solution à ce mystère.


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Cette biographie fait de belles éloges de Lelcair, et tout cela est mérité.
Nous avons encore là un compositeur étrangement négligé et très peu connu du grand publique, peu interprété en salle de concerto ... Tout cela est bien triste.
Chantre de la musique purement instrumentale française Leclair saura ravir n'importe qui avec ses concertos et autres sonates virtuoses notamment pour Violon. Là où Mondonville conquit à l'église nul doute que Leclair devait être largement présent dans le répertoire des célèbres solistes (plutôt que de représenter un 3856ème version d'un concerto de Vivaldi par exemple !).

J-M Leclair, Concerto pour flûte op 7-3:
 

J-M Leclair, Sonate pour violon en la mineur Op 1-1:
 

Personnellement je me délecte surtout de ses concerti pour violon, du grand art, un must à écouter pour tout fan de musique baroque.
Ca n'a objectivement rien à envier aux meilleurs compositeurs de l'école italienne : la puissance de cette musique est incroyable, et j'ajouterais que Leclair a une écriture très fine au niveau des réponses et autres contrechants. Je trouve cela plus savant que bien des pièces italiennes, en somme un joli alliage de ce que les deux pays (il y a quand même cette pulsion rythmique et virtuosité italienne qui vous bondit dessus, mais parfois entrecoupée d'une langueur toute française, éventuellement de quelques chromatismes, d'inégalités, d'un raffinement et de mouvements plus dansants).

J-M Leclair, Concerto pour violon en ré mineur op 7-1:
 

J-M Leclair, Concerto pour violon en la mineur, op 7-6:
 
Ecoutez donc ce premier mouvement, c'est à la fois hystérique, bondissant, et tellement fin, délicat. A la fois tellement évident, clair, et pourtant grinçant à bien des égards. Bref, je trouve ça vraiment génial, d'autant que la qualité ne va pas en diminuant, avec un second mouvement très Handelien (opératique) par sa pureté irrésistible et un finale qui là encore montre à quel point Leclair a compris, assimilé et réutilisé au mieux tout ce qu'il y a de meilleur dans la musique italienne et ce qui fait son souffle.
Ce concerto est assurément dans mon top des concerto pour violon baroque.
Que Vivaldi puisse être un des compositeurs les plus populaires, porté aux nues, et à côté de ça ce genre de figure être presque totalement ignorée (comparativement du moins) est véritablement incompréhensible. Cela vaut aussi pour d'autres figures du violon notamment italienne où Vivaldi semble vampiriser l'auditoire.
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